L’anthroposophie

L’anthroposophie est un stimulant pour le développement individuel, pour le renforcement des fondements de notre vie et de notre culture. Elle manifeste un lien vivant dans le présent entre l’individu et le monde sous toutes ses expressions. Son ancrage est l’expérience vécue en l’humain comme une aspiration du cœur.

Elle ne peut donc se réduire à un système ou une doctrine, ni se concevoir comme une appartenance. Par son caractère fondé sur l’individu et sa dimension universelle, elle est « un chemin qui mène du spirituel dans l’individu au spirituel dans le cosmos ».

L’anthroposophie propose une démarche de connaissance qui s’entend comme une « science de l’esprit ».

Eurythmie

Eurythmie

Cette démarche repose sur une méthode précise d’observation et l’élaboration d’outils intérieurs nécessaires pour cela. Grâce à un développement intérieur basé sur une activité libre, individuelle, consciente, autonome et créatrice, l’homme peut prendre en mains son évolution. Par l’étude des recherches exposées par Rudolf Steiner, par la pensée, par la méditation, l’être humain peut s’ouvrir à des réalités intérieures et une présence plus éveillée à soi, au monde et aux autres.

Désignée par Rudolf Steiner comme « l’étude des phénomènes spirituels dans la vie humaine et dans l’univers. », l’anthroposophie s’avère être une aide précieuse dans les différents domaines de la vie. Qu’il s’agisse par exemple de soigner les hommes et de les nourrir, d’éduquer les enfants, d’accompagner les handicapés, elle permet d’ouvrir et approfondir des recherches et des pratiques dans les divers champs des activités humaines.

 

Les connaissances vivantes peuvent s’exprimer dans les formes de l’art. Ainsi compris, l’exercice de tous les arts est une source de relation vivante avec le spirituel. Un art du mouvement, l’eurythmie, a pu naître sous cette impulsion.

ANTHROPOSOPHIE, CHRIST, ENTITES

Groupe sculpté

Groupe sculpté par R. Steiner

Dans ses recherches du point de vue de la spiritualité sur l’évolution de l’univers et de l’homme, Rudolf Steiner met en évidence un tournant significatif pour la conscience humaine. Pour lui, la capacité de chaque être humain à se développer comme individualité, un « je », est le fruit d’une ligne directrice, un projet qui donne sens à l’histoire du monde. La force du « je » en l’homme est conférée par une entité : le Christ. Depuis les événements de Palestine il y a 200 ans, l’homme est en mesure d’en faire l’expérience saisie par la pensée. Cette expérience repose sur une disposition de nature religieuse ; cela ne signifie pas pour autant que l’anthroposophie serait une religion.

La vie intérieure, saisie dans son essence, peut amener à discerner des qualités spécifiques d’êtres, désignés « êtres spirituels, anges, etc.. » par les traditions.

Ce faisant, un lien vivant peut aussi être cultivé envers ce qui perdure de l’entité humaine après la mort. Cette attention aux défunts, dans l’intériorité, n’a strictement rien à voir avec une quelconque pratique de spiritisme.

RUDOLF STEINER (1861-1925)

Né en 1861 dans l’empire austro-hongrois à Donji Kraljevec (actuelle Croatie), Rudolf Steiner est le fondateur de l’anthroposophie. Après avoir travaillé notamment en tant qu’éditeur des œuvres scientifiques de Goethe à Weimar et professeur à l’université des travailleurs de Berlin, il a impulsé des réalisations dans les domaines les plus divers, notamment le théâtre, le mouvement, l’architecture, les sciences sociales, la pédagogie, l’agriculture, la médecine. En 1923, il fonde l’actuelle Société anthroposophique universelle dont il devient le directeur, et en 1924 il crée l’École de Science de l’Esprit. Il s’éteint le 30 mars 1925 à Dornach (Suisse). Il laisse derrière lui une œuvre constituée de 31 ouvrages écrits et plus de 6.000 conférences.

 

Aller plus loin :

Rudolf Steiner − Éléments biographiques

Quelques initiatives se déclarant inspirées par l’anthroposophique